MINISTERE DE L'INTERIEUR, DU DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE ET DE LA SECURITE PUBLIQUE

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MINISTERE DE L’INTERIEUR, DU DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE ET DE LA SECURITE PUBLIQUE

L’objectif global du MINISTERE DE L’INTERIEUR, DU DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE ET DE LA SECURITE PUBLIQUE est de mettre en œuvre le concept de la sécurité intégrale et intégrée du MSP.  (…)

Contacts

Ministère de la Sécurité Publique
Ngagara,Quartier Industriel,
Avenue Nyabisindu,N° 17
Bujumbura, Burundi.
Téléphone1 :+257 22 22 24 78
Téléphone2 :+257 22 22 98 67
FAX : +257 22 22 90 90
Boite Postal : 7413 Bujumbura

Secrétariat Permanent : +257 22258265
Assistant du Ministre : +257 22258264
E-mail : infos@securitepublique.gov.bi

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Vers l’intégration du genre dans la lutte contre la prolifération des armes légères

Publié le dans la catégorie Actualités, CNAP, Securité


En dates du 11 au 13 juillet 2022, à l’hôtel ROCA GOLF, la commission nationale permanente de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre(CNAP), en collaboration avec le centre régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique(UNREC) et le centre régional sur les armes légères et de petit calibre(RECSA), a organisé un atelier de formation sur l’intégration de la dimension genre dans la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre à l’intention des institutions gouvernementales et de la société civile en vue d’appuyer les politiques, les programmes et les actions intégrant la dimension du genre dans la lutte contre le trafic et l’utilisation abusive des armes légères et de petit calibre.

Les cérémonies d’ouverture des travaux de cet atelier ont été rehaussé par le secrétaire permanent au ministère de l’intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique en charge du domaine de la sécurité publique, Lt-Gén Pol Ndayambaje André. Dans son mot de circonstance, il a fait savoir que la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre constituent un des sérieux défis sécuritaires auquel le monde entier est confronté aujourd’hui. Le fait que ces armes soient facilement disponibles, relativement bon marché et techniquement simple à utiliser a fait que celles-ci soient choisies par toutes les catégories de criminels. Cet état de fait a exacerbé la pauvreté et créé un état d’insécurité couplée d’une violence armée contre lequel aucun développement durable ne peut être réalisé.

Il a indiqué que la violence armée bouleverse le train de vie des communautés, toutes catégories de personnes confondues. Ce phénomène se manifeste sous diverses formes, notamment sous celle d’actes relevant de la violence entre partenaires intimes et de la violence liée aux armes ou à la drogue, d’homicides et de suicides individuels, ou encore de morts violentes au cours d’un conflit armé. Les personnes impliquées ou touchées par cette violence le sont différemment en fonction de leur identité de genre, et selon des modalités souvent liées à leurs attentes et à leurs rôles sociaux présupposés. Et pour lutter efficacement contre cette violence, il a indiqué qu’il est indispensable d’introduire une approche de genre dans tous les programmes y relatifs.

Il a rappelé que c’est en réponse aux effets dévastateurs des armes légères et de petit calibre illicite sur la sureté, la sécurité et le développement que la communauté internationale en général et l’Afrique en particulier, se sont décidées d’aborder  ce problème et notre pays, le Burundi, s’est engagé dans ce processus. Ainsi, sur le plan international bon nombre de résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui constituent le cadre Femmes, paix et sécurité font explicitement référence aux conséquences des armes, des conflits armés et des violences sexuelles sur les femmes et sur le développement, ainsi qu’au rôle primordial de l’inclusion des femmes dans le contrôle des armes. Pour leur part, les Objectifs de Développement Durable fixés dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030, reconnaissent que le développement durable repose à la fois sur la pleine égalité de genre et sur le contrôle des armes.

En effet, l’ODD 5 vise à parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles, tandis que l’ODD 16 vise à promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et inclusives. La cible 4 de l’ODD 16 est particulièrement importante pour le contrôle des armes légères puisqu’elle rend notamment compte du fait que les Etats souhaitent réduire nettement les flux d’armes illicites.

Certes, a ajouté Lt-Gén Pol Ndayambaje André, notre pays a déjà franchi un pas non négligeable dans le domaine de la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre ainsi que dans la mise en œuvre de l’agenda Femme, paix et sécurité des Nations Unies. En effet, le Burundi est signataire de la Déclaration de Genève sur la violence armée et le développement depuis 2007, celle-ci étant une initiative diplomatique visant à aborder la prévention et la réduction de la violence armée en embrassant les inter-relations entre la violence armée et le développement. Le pays s’est également aligné aux engagements d’Oslo sur la violence armée qui obligent les Etats à mettre en œuvre un certain nombre de mesures concrètes pour prévenir et réduire la violence armée, comme la surveillance systématique et la mesure de la violence armée, l’intégration de la lutte contre la violence armée dans les plans de développement ainsi que la reconnaissance des droits des victimes. C’est dans cette logique qu’il a mis en place un Observatoire de la Violence Armée (OVA) servant de mesure d’impacts des programmes  de  désarmement  et  de lutte contre la prolifération des ALPC sur la sécurité de la population.

Parallèlement, le gouvernement du Burundi a consolidé la prise en compte de la dimension genre dans tous les secteurs de la vie nationale à travers le Ministère de la solidarité nationale, des Affaires Sociales, des droits de la personne humaine et du genre.  Celui-ci a élaboré et a mis en œuvre la politique nationale genre depuis 2003 telle qu’actualisée en 2012 pour guider le pays jusqu’en 2025. Dans le souci de pérennisation, tous les départements ministériels s’en sont appropriés en mettant en place chacun sa stratégie sectorielle genre. Dans le même temps, trois plans d’actions nationaux quinquennaux 2012-2016, 2017-2021 et 2022-2027 ont été élaborés et mis en œuvre en vue de répondre aux besoins et attentes de la population. Ceci constitue donc un indéniable témoignage de la volonté politique du Gouvernement et de l’engagement des différents acteurs à promouvoir les droits des femmes, l’égalité de genre et à combattre toute forme de discrimination fondée sur l’inégalité des sexes.

Cependant, a-t-il ajouté, lors de l’évaluation du plan d’action national 2017-2021 ayant précédé celui  en cours, il s’est révélé que des problèmes concernant les femmes, la paix et la sécurité au Burundi persistent encore, le défi majeur étant que les femmes accusent encore de faibles capacités économiques pour réaliser leur potentiel de participation dans la consolidation de la paix et dans les instances de prise de décision. Pour y faire face, des efforts doivent être consentis en vue de garantir la reconnaissance et la prise en compte des contributions, des préoccupations et des besoins des populations, hommes, femmes et enfants.  Ledit atelier dont l’objectif vise à renforcer la capacité gouvernementale à mettre en œuvre efficacement les mesures de contrôle des ALPC au niveau national en intégrant les actions sensibles au genre dans les politiques, législations, projets et programmes de contrôle des armes rentre bel et bien dans cette ordre d’idée.

Le directeur de l’UNREC, Anselme YABOURI NAHMTANTE, a quant à lui fait savoir que la prolifération des armes, non seulement à l’intérieur des pays Africains mais aussi à travers leurs frontières constitue un défi majeur à relever sur le chemin de la paix, de la stabilité et la sécurité durable sur le continent. En effet, les armes illicites constituent un grave danger non seulement pour les paisibles populations mais également pour la sécurité de l’Etat. Trop souvent, ces armes tombent entre les mains de groupes criminels, de groupes armés, voire de groupes terroristes, augmentant ainsi leurs capacités de nuisance et d’abus sur les paisibles populations, ce qui contribue de facto à ralentir l’émergence économique et sociale des Etats africains.

Selon lui, ceci montre bien la gravité de la menace posée par la prolifération et la circulation illicites des ALPC et, dans un tel contexte le renforcement des capacités nationales en matière de contrôle et de gestion sécurisée des armes et munitions est aujourd’hui une exigence incontournable, y compris en ce qui concerne les aspects genres.

Il a terminé son allocution en indiquant que l’organisation dudit atelier et la diversité des participants démontrent l’avance que le Burundi prend sur la question.

Signalons que la formation a porté sur 20 thèmes relatifs à l’intégration de la dimension genre dans la maitrise des armements et la lutte contre la prolifération des ALPC. Les cérémonies de clôture ont été marquées par la remise des certificats aux 30 participants  et 15 d’entre eux dont 6 femmes et 9 hommes ont été sélectionnés afin d’appuyer la CNAP à développer une ébauche de plan d’action national intégrant les recommandations issues de cet atelier.

Capt Pol Ndayisaba Corneille

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