MINISTERE DE L'INTERIEUR, DU DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE ET DE LA SECURITE PUBLIQUE

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MINISTERE DE L’INTERIEUR, DU DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE ET DE LA SECURITE PUBLIQUE

L’objectif global du MINISTERE DE L’INTERIEUR, DU DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE ET DE LA SECURITE PUBLIQUE est de mettre en œuvre le concept de la sécurité intégrale et intégrée du MSP.  (…)

Contacts

Ministère de la Sécurité Publique
Ngagara,Quartier Industriel,
Avenue Nyabisindu,N° 17
Bujumbura, Burundi.
Téléphone1 :+257 22 22 24 78
Téléphone2 :+257 22 22 98 67
FAX : +257 22 22 90 90
Boite Postal : 7413 Bujumbura

Secrétariat Permanent : +257 22258265
Assistant du Ministre : +257 22258264
E-mail : infos@securitepublique.gov.bi

Documents de la Police Judiciaire

Formation des gestionnaires des armes, munitions et explosifs

Publié le dans la catégorie classe


Du 15 au 19 novembre 2021, à l’hôtel Royal Palace, la commission nationale permanente de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre (CNAP), en collaboration avec le centre régional sur les armes légères et de petit calibre (RECSA), a organisé une formation sur la gestion des armes, des munitions et explosifs à l’endroit des officiers de la Police Nationale du Burundi (PNB) et de la Force de Défense Nationale du Burundi (FDNB) ainsi que le personnel de la CNAP.

La RECSA est une organisation régionale regroupant les pays de la région des grands lacs, de la corne de l’Afrique et les Etats limitrophes. Conscients des effets négatifs de la prolifération des armes légères et de petit calibre (ALPCs) illicites, ces Etats ont adopté en Avril 2004 un instrument juridiquement contraignant, le protocole de Nairobi, pour la prévention, le contrôle et la réduction de la prolifération des armes légères et de petit calibre. Ces Etats ont également convenu de créer une institution qui coordonnerait la mise en œuvre du protocole de Nairobi. Dans cette logique, le centre régional sur les armes légères dans la région des grands lacs, la corne de l’Afrique et les Etats limitrophes  a été créé en juin 2005 par 12 Etats membres. C’est une organisation intergouvernementale dont le siège se trouve en République du Kenya.

Aujourd’hui, les pays membres du RECSA sont le Burundi, le Djibouti, le Congo, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, l’Erytrée, l’Ethiopie, le Kenya, le Rwanda, les Seychelles, le Soudan du Sud, la Somalie, le Soudan, la Tanzanie et l’Ouganda.

Du 15 au 19 novembre 2021, la CNAP en collaboration avec la RECSA, a organisé une formation sur la gestion des armes, munitions et explosifs à l’endroit de 17 officiers de la PNB, 20 de la FDNB et 3 fonctionnaires de la CNAP. Les cérémonies d’ouverture des travaux ont été rehaussées par la présence du ministre de l’intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique.

Dans son allocution de circonstance, il a rappelé que la prolifération, la circulation, le contrôle et la gestion des armes légères et de petit calibre constituent un des sérieux défis sécuritaires auquel le monde entier est confronté actuellement. Ces dernières sont facilement accessibles, relativement bon marché et techniquement simples à utiliser, ce qui fait qu’elles soient préférées par les criminels. Selon le ministre, cet état de fait a exacerbé la pauvreté et créé un état d’insécurité contre lequel aucun développement sérieux ne peut être réalisé. En réponse aux effets dévastateurs de ces armes illicites sur la sûreté, la sécurité et le développement, la communauté internationale en général et la région des grands lacs en particulier, se sont décidés d’aborder ce problème et notre pays s’est engagé dans ce processus, a-t-il ajouté.

Le ministre a également fait savoir que les stocks d’armes et munitions nationaux constituent parfois une des sources de leur propagation d’où la problématique de leur contrôle et de leur sécurisation. C’est la raison pour laquelle la gestion et la sécurisation des armes de l’Etat revêtent un caractère sensible, rigoureux et contraignant. Selon lui, les armes et munitions mal gérées et moins sécurisées occasionnent une circulation illicite de celles-ci, ce qui constitue une menace pour la stabilité nationale et l’autorité de l’Etat. Elles compromettent la sécurité des populations et entravent les efforts de développement socio-économique. Il a donc invité les participants à suivre avec intérêt la formation afin de maximiser les acquis qui vont les aider à développer des capacités à planifier et à exécuter des interventions de gestion d’armes et munitions conformément aux procédures opérationnelles et aux meilleures pratiques internationales.

Lieutenant Général Badreldin Elamin  Abdelgadir, secrétaire exécutif de la RECSA, a quant à lui signalé que les véritables armes de destruction massive sont les ALPCs. Le fléau de l’abus des ALPCs n’est pas limité à une certaine région mais constitue un problème, a encore fait remarquer. La réduction du trafic illicite d’armes légères a donc été incluse dans les objectifs de développement durable auxquels la communauté mondiale s’est engagé jusqu’en 2030 et l’Union africaine a adopté l’initiative « silence les armes » pour créer des conditions propices au développement de l’Afrique. Il a précisé que la RECSA a organisé cette formation dans cet objectif.

Pendant les 5 jours qu’ont duré les activités, les participants ont été formés sur l’évaluation des stocks nationaux, les procédures opérationnelles et les infrastructures. Ils ont également fournis des pistes pour améliorer la gestion de la sécurité et de la sûreté  sur base des directives techniques internationales sur les munitions et les normes internationales de contrôle des ALPCs.

Les cérémonies de clôture ont été caractérisées par la remise des certificats aux lauréats. Le secrétaire permanent au ministère de l’intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique en charge du domaine de la sécurité publique, CPC Ndayambaje André, avait représenté le ministre. Il a félicité ces lauréats et les a appelés à faire usage des connaissances acquises en vue de maintenir en toute sécurité les armes et munitions de toutes les unités. Selon lui, tous les stocks de l’Etat sont soumis aux risques de vol et d’explosion inattendue mais ces derniers sont réduits considérablement par lorsqu’ils sont maintenus efficacement. Il a également promis que le MIDCSP fera tout le nécessaire pour que la lutte contre la prolifération des ALPCs soit une réalité.

Notons que cette formation est la première à avoir lieu dans notre pays. Les lauréats les plus brillants vont recevoir une formation de formateurs pour devenir des instructeurs régionaux qui seront appelés à conduire des formations nationales.

OPP2 Ndayisaba Corneille

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