Publié le dans la catégorie Actualités, Bonne Gouvernance, Securité
En date du 1er avril 2025, devant les médias, le porte-parole du ministère de l’Intérieur, du Développement Communautaire et de la Sécurité Publique a présenté des individus récemment impliqués dans des activités criminelles qui ont terni l’image du pays, notamment par l’utilisation des réseaux sociaux.
Très récemment, des vidéos ont circulé sur les réseaux sociaux, affirmant que des Congolais avaient été enlevés sur le territoire burundais. Saisis de l’affaire, les enquêteurs se sont immédiatement mis sur le terrain pour retrouver et arrêter ces criminels, une opération qui a été menée avec succès.
Comme l’a précisé le porte-parole du ministère, le Lieutenant-Colonel Pol Nkurikiye Pierre, la présentation concernait deux cas distincts.
Le premier cas implique quatre réfugiés congolais dont Kamarashavu Steve, Ngumbi Lucien et Freddy Innocent, qui résident au camp de réfugiés de Kavumu dans la province de Cankuzo, ainsi que Pasteur Amissi Kipalongwa, un réfugié urbain vivant à Bujumbura.
Ces individus ont simulé l'enlèvement de Kamarashavu Stève afin de pousser sa mère à lui envoyer de l'argent pour sa libération. Sa mère lui avait déjà envoyé 2 600 000 Fbu pour acheter du poisson destiné à la vente au camp de Kavumu. Cependant, une fois à Bujumbura, Kamarashavu Stève n'a acheté que pour 690 000 Fbu de poisson, dépensant le reste dans des jeux de hasard sur 1XBET où il a été escroqué. Après avoir perdu cette somme, il a demandé à sa mère un million de francs burundais (1 000 000 Fbu) supplémentaire, qu'il a également détourné et perdu dans les jeux de hasard.
Constatant que leurs stratagèmes prenaient fin, ils ont alors monté la simulation de l'enlèvement de Kamarashavu Stève pour inciter sa mère à envoyer davantage d'argent. Leur tentative a échoué grâce à l'intervention rapide des enquêteurs. Il a été révélé que c’est Pasteur Kipalongwa Amissi qui était responsable de la publication de cette fausse information d'enlèvement sur les réseaux sociaux.
Un autre cas concerne un Congolais nommé Bahati Daniel, étudiant à l’Université Espoir d’Afrique de Bujumbura et un Burundais, Ndayizigamiye Pascal, résidant à Kamenge. Ces derniers ont également monté une vidéo d'enlèvement suivie de torture, prétendument commise à Bujumbura. La vidéo montrait Bahati Daniel ligoté dans le dos, avec une personne le piétinant et une machette à la main. Ils ont ensuite envoyé cette vidéo au père de Bahati Daniel, exigeant une somme de dix mille dollars américains (10 000 USD) pour la libération de son fils. La police a rapidement mené son enquête et a pu arrêter ces malfaiteurs qui, eux aussi, ont entaché l'image du pays.
Le porte-parole a tenu à informer l’opinion nationale et internationale que la criminalité change fréquemment de forme. La population est invitée à être constamment attentive aux messages audios ou vidéos partagés ici et là , et plus particulièrement ceux qui évoquent d’éventuels cas de crimes. Chaque fois qu'un citoyen a connaissance de tels cas, il est impératif de s’adresser aux instances d’enquêtes habilitées pour vérifier la véracité des faits.
Il convient de signaler que les dossiers de ces criminels ont déjà été clôturés et seront transmis sans délai aux instances judiciaires compétentes pour la suite de la procédure.
Sgt Pol Twagirayezu Jean Berchmans